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| UNITE DE TRANSPLANTATION HEPATIQUE
ET DE CHIRUGIE GENERALE : INFORMATIONS POUR LES PATIENTS |
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Through my own experience,
I learnt that striving for a positive mental attitude will get you nowhere
unless you have the ammunition to back it up.
You develop a positive mental attitude by being prepared, by understanding
the realities of what it takes to succeed, and by being good at the necessary
techniques.
It's a cycle: the more prepared a person is, the more positive his attitude,
and, therefore, the better his chances of succeeding.
Robert J. Ringer |
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De mon expérience,
j'ai appris que tendre à une attitude mentale positive ne nous
sert à rien sans préparation pour la soutenir.
On développe une attitude mentale positive en se préparant,
en comprenant les réalités qui mènent à la
réussite et en étant performant dans les techniques C'est
une séquence: plus la personne est préparée, plus
son attitude est positive et de ce fait, ses chances de réussir
augmentent.
Robert J. Ringer |
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| AVANT-PROPOS |
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Fournir une bonne information n'est pas
simple.
Doser cette information d'une façon raisonnable est un défi.
Ce livre d' information est un premier pas : une vue générale
sur les évènements avant et après la transplantation
hépatique.
De nombreuses personnes ont participé de façon directe ou
indirecte à sa rédaction.
Nous remercions tous les membres de l'équipe médico-chirurgicale
de transplantation, tous les patients qui étaient prêts à
échanger leurs connaissances et leurs expériences, les auteurs
des articles, brochures et livres consultés.
Prof.Jan.Lerut Francine
Roggen
Médecin responsable Coordinatrice
clinique de transplantation
Bruxelles, novembre 1994. Revu septembre 1998. |
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Bonjour, puis-je me présenter
?
Je suis un ... laissez-moi vous souhaiter tout d'abord et malgré
tout bienvenue dans notre hôpital.
Je suis un petit livret qui essaiera de vous procurer à vous et
à votre famille quelques informations préliminaires.
Mon intention est d'aider votre mémoire pendant ce premier séjour.
Vous voilà avec une maladie hépatique et peut-être
au début d'un long chemin qui s'appelle la transplantation hépatique.
J'ai été créé pour vous expliquer dans les
grandes lignes ce qui peut se passer à partir de maintenant.
Avant tout, un peu d'histoire... |
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HISTORIQUE
C'est en 1963 à Denver (Etats-Unis) que Thomas
Starzl réalisa la première transplantation hépatique
chez l'homme. Il y a quarante ans... Depuis, dans ce domaine, les progrès
furent grands; les techniques se sont améliorées, des médicaments
plus performants contre le rejet ont été découverts.
Avec chaque expérience, la connaissance s'est accrue.
En Belgique, la première greffe fut réalisée par
les Professeurs Kestens et Otte en 1969.
Le programme fut interrompu en raison de la médiocrité des
résultats jusqu'en 1984, époque ou la ciclosporine, le médicament
contre le rejet par excellence, fut introduite.
En octobre 1998 le cap de 1000 greffes fut atteint.
Actuellement la greffe hépatique n’est plus un expériment.
L’opération offre des chances réelles dans des cas
desespérés.
Retournons maintenant à la raison de votre présence
à l'hôpital.
Vous avez une maladie hépatique assez sérieuse et votre
foie n'est pas un organe simple. |
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LE FOIE
Le foie est le plus grand organe de notre corps. Il se
cache dans la partie droite de l'abdomen, derrière les dernières
côtes.
Ses fonctions sont multiples et essentielles pour notre corps.
Quelques fonctions :
- il convertit la nourriture en substances chimiques qui nous font vivre
et grandir.
- il métabolise et élimine des drogues, l'alcool ou d'autres
substances qui peuvent être nocives pour notre corps.
- il produit la bile, un liquide verdâtre, qui est nécessaire
pour l'absorption des graisses et de certaines vitamines.
- il fabrique des protéines qui jouent un rôle important
dans la coagulation du sang.
- il maintient certains équilibres hormonaux.
Vivre avec un foie malade, ce n'est certes pas évident. Toutes
ces fonctions perturbées sont responsables d'une longue liste de
symptômes, dont voici les plus importants :
Signes et symptômes d'une maladie du foie
:
- la jaunisse (le blanc des yeux et la peau deviennent jaunes),
- le prurit (toute la peau vous démange, vous vous grattez),
- les urines foncées (comme du thé fort),
- les selles décolorées (couleur gris mastic),
- la confusion mentale ou le coma,
- l'ascite (accumulation anormale d'eau dans le ventre),
- les vomissements de sang,
- une tendance à saigner facilement.
Notre foie dispose de plusieurs signaux qui indiquent qu'il est suffisamment
malade pourqu'une investigation plus approfondie soit entreprise.
Avant que le médecin ne décide que la transplantation est
la meilleure des solutions, vous passerez toute une série d'examens.
Vous voilà ainsi hospitalisé(e) pour une évaluation
hépatique, j'appelle ce séjour (+/- 10 jours) le bilan pré-greffe. |
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LES EXAMENS A SUBIR
- Plusieurs tests sanguins évaluent
le fonctionnement de votre foie et confirment ainsi le diagnostic.
- L'échodoppler qui visualise le foie en donne une bonne image
ainsi que des vaisseaux et des organes voisins.
- Un scanner abdominal détermine le volume de
votre foie et indique certaines anomalies qui pourront interférer
avec le succès d'une opération éventuelle.
- L'endoscopie indique l'état de votre estomac
et de votre oesophage, elle peut
montrer la présence de varices oesophagiennes ou gastriques.
- L'électro-encéphalogramme (EEG) peut
parfois déceler certaines perturbations mentales (ralentissement
ou coma), même discrètes, qui trouvent leurs causes dans
le problème hépatique.
- L'évaluation neuropsychiatrique consiste en
une série de tests qui montrent l'impact de la maladie sur votre
perception, vos réflexes, votre jugement, votre mémoire.
- En ophtalmologie, l'effet de la maladie sur vos yeux
est évalué.
- Le test à l'Aminopyrine donne aux médecins
une idée précise de la fonction hépatique que vous
avez gardée.
- Les examens pulmonaires et cardiaques sont indispensables.
Un électrocardiogramme à l'effort, une échocardiographie,
un test de la capacité pulmonaire montrent si votre corps peut
supporter une longue opération avec anesthésie prolongée.
Je vous entends soupirer et je vous comprends. Il y
a vraiment beaucoup d'examens à passer et ils ne sont pas tous
agréables. Parfois les médecins sont obligés d'en
ajouter d'autres. Par exemple, si l'échodoppler montre une image
ininterprétable au niveau des grands vaisseaux, une artériographie
s'impose.
Mais, toute une équipe est là pour vous aider : vous informer,
vous accompagner dans la mesure du possible, veiller à votre confort;
et répondre à vos questions.
Et juste au moment où vous trouvez un peu de répit entre
deux examens, l'assistante sociale arrive. Quelques temps après,
la coordinatrice ou la psychologue ou un des assistants vient vous trouver.
Tous sont là pour vous aider, ils ont tous maintes questions à
vous poser et des réponses à vous apporter. Il faut dialoguer!
Ainsi, en bavardant, vous avez l'occasion de rencontrer les différents
membres de cette équipe pluridisciplinaire : les professeurs, le
médecin responsable, ses assistants, l'assistante sociale, la coordinatrice,
la psychologue, la diététicienne. Il est important que vous
les connaissiez, qu'ils vous connaissent, car bientôt peut-être,
vous devrez former tous ensemble une équipe solide, et prête
à affronter la greffe avec succès. |
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LE JEUDI APRES-MIDI
C'est le jeudi après-midi que l'équipe
se réunit. Un médecin présente votre cas, une décision
est prise. Parfois, c'est simple, parfois ils discutent, car le but de
la réunion est de trouver pour chaque patient la meilleure solution
: souvent c'est la transplantation, mais il arrive que le patient soit
aidé autrement, par exemple par un shunt (la déviation du
sang) ou qu'une greffe ne soit pas encore indispensable dans un futur
immédiat. Parfois, la transplantation n'est pas réalisable.
Après la réunion, quelques membres de l'équipe vous
mettront au courant.
Maintenant, la balle se trouve dans votre camp. Ils
ont pris leur décision qui est purement médicale; ils vous
proposent une greffe, ils veulent vous inscrire sur une liste d'attente.
Il se peut que vous soyez tout de suite d'accord, car vous étiez
déjà arrivé(e) à la même conclusion,
vous en aviez parlé en famille, et vous vous sentiez ainsi prêt(e)
pour entamer l'attente. Mais si vous avez besoin d'un temps de réflexion,
si vous voulez en rediscuter en famille, si vous avez le moindre doute,
n'hésitez pas à leur en faire part, ils vous donneront le
temps de réflexion nécessaire.
Sans le moindre jugement, ils accepteront aussi votre refus si vous ne
voulez pas être greffé(e). Votre décision, quelle
qu'elle soit, doit être mûrement réfléchie,
et sera respectée.
Je vous retrouve sur la liste d'attente ? Il faudra
alors que je vous explique en deux mots comment vous pouvez vivre cette
période assez difficile. |
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L'ATTENTE
La coordinatrice de l'équipe organisera la période d'attente.
Généralement, vous pourrez retourner à la maison.
Avant cela, il y aura quelques dispositions à prendre:
- si vous le désirez, vous pourrez recevoir un sémaphone
(organisation Hepatotransplant, association pour patients greffés
hépatiques), vous serez plus libre durant la période d'attente.
Dès qu'un donneur sera disponible, la coordinatrice de garde vous
contactera.
- vous aurez son numéro de téléphone auquel vous
pourrez l'appeler régulièrement (une fois par mois). Faites
le car elle doit savoir comment vous allez, en même temps vous êtes
informé sur votre position en liste d’attente.
- vous lui donnerez votre numéro de téléphone car
si vous ne la contactez pas, elle vous téléphonera.
- elle décidera avec vous de votre retour à l'hôpital,
pour les contrôles éventuels, car il est indispensable d'arriver
pour la transplantation dans la meilleure forme possible. Elle essayera
de répondre à vos questions, de vous conseiller en vous
donnant le maximum de renseignements, et la marche à suivre.
- la coordinatrice vous expliquera la procédure du prélèvement
et la préparation à la greffe quand le greffon est disponible.
Quelques exemples:
Version 1 : il est 11h du matin. Le sémaphone sonne et vous n'en
croyez pas vos oreilles. Pas possible ! A une heure pareille ! Je vous
conseille quand même d'appeler l'hôpital.
Version 2 : il est 2h du matin. Votre téléphone sonne et
vous n'en croyez pas vos oreilles. Pas possible ! A une heure pareille
!
Il n'y a pas de bonne heure pour être appelé(e). Aussi bien
que vous vous croyiez préparé(e), c'est souvent un moment
difficile quand le donneur est annoncé.
Vous avez un peu de temps devant vous pour vous rendre à l'hôpital
(4 à 6 h) on vous le précisera. Vous verrez, à l'hôpital
tous sont au courant et vous dirigeront à l'unité où
vous serez préparé(e) sans délai pour l'opération. |
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L'OPERATION
En moyenne, l'opération durera de 8 à 12
heures. Pendant ce temps, votre famille sera régulièrement
tenue au courant, et se trouvera à vos côtés quand
vous vous réveillerez.
Quand la transplantation se déroule pendant la journée,
en semaine, la coordinatrice tient directement la famille au courant.
Son bureau se trouve au 5ème étage en face des ascenseurs.
Vous pourrez toujours la joindre par téléphone: 02/764.53.09.,
02/764.53.09., ou en cas d’absence 02/764.53.06.
La nuit ou le weekend vous pourrez téléphoner aux Soins
Intensifs pour obtenir des informations sur le déroulement de l'opération.
Tél.02/764.27.33.
Un bruit vous dérange, un tube vous empêche de parler, vous
n'arrivez pas à bouger les bras comme vous le voulez. Pas de panique,
vous êtes arrivé(e) aux Soins Intensifs, décoré(e),
permettez moi la comparaison," comme un sapin de Noël"... |
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LES SOINS INTENSIFS
Après une longue opération avec une anesthésie
prolongée, on n'a guère le choix : vous devrez vous réveiller
lentement aux Soins Intensifs. Encore "dans le brouillard",
vous entendrez des bruits inconnus: les alarmes servent à attirer
l'attention des infirmières, vous ne devrez pas vous inquiéter
si elles sonnent. Vous verrez des gens (médecins, infirmières)
habillés en vert s'agiter autour de votre lit. Plusieurs machines
complèteront le décor.
Vous n'arriverez pas à vous bouger,vos mains seront liées
pendant les premières heures. Le plus souvent vous ne pourrez pas
parler pendant les premières heures, car un tube placé dans
votre gorge vous reliera au respirateur. Ce sera le moment de rester le
plus calme possible afin d'écouter attentivement les explications
qu'on vous donnera; afin de communiquer par des gestes dirigés.
Ce tube sera retiré, en premier lieu, après quelques heures,
dès que vous serez suffisamment réveillé(e) pour
respirer seul(e).
Les drains abdominaux seront retirés dès que le liquide
de votre ventre ne nécessitera plus de drainage.
La sonde urinaire sera retirée dès que vos reins fonctionneront
correctement. Votre sonde gastrique sera enlevée lorsque vos intestins
se seront (enfin) réveillés (environ 3 jours). Le même
jour, vous recevrez de l'eau à boire. Avant cela, il faudra vous
contenter de glaçons.
A la fin du séjour, l'infirmière devra encore juste décoller
les électrodes et enlever la voie artérielle qui lui aura
permis de suivre en permanence votre tension.
Quand quelqu'un quitte les Soins, j'ai l'impression d'entendre à
chaque fois un soupir de soulagement. Dans ce soupir, j'entends la joie
du progrès manifeste, le désir de retrouver le silence d'une
chambre à l'étage, le plaisir d'avoir sa famille plus près
de soi et plus longtemps, le soulagement parce que le temps des actes
agressifs a pris fin. |
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A l'ETAGE
Ce ne sera pas tout de suite la grande forme. Il faudra
se forcer pour sortir du lit, le corps se souviendra encore trop bien
de l'opération. Vous aurez encore beaucoup de médicaments
par voie intra-veineuse.
Chaque jour, vous attendrez avec une certaine inquiétude les résultats
du prélèvement du matin; régulièrement l'infirmière
viendra contrôler votre tension, votre température; elle
mesurera la quantité d'urine et elle voudra savoir combien vous
aurez bu.... Les médecins feront leur tour, et de temps en temps,
vous serez en route pour un examen.
Les premières semaines, ils suivront attentivement votre état
de santé :
- le médecin surveillera la réaction du greffon, s'attendant
au rejet et réagissant sans délai lorsque la biopsie le
montrera en prescrivant les médicaments indiqués. Vous serez
tenu(e) au courant de l'évolution.
- il surveillera la température pour qu'une infection soit aussitôt
traitée.
- il surveillera le bilan hydrique et nutritif.
Pendant cette période, votre collaboration sera indispensable au
succès de la greffe. Suivez avec rigueur ce qu'on vous demandera
de faire : hygiène personnelle, exercices respiratoires, excercices
physiques, prise correcte de médicaments, régime. N'hésitez
pas à signaler aussi ce qui ne va pas : un problème physique,
une question qui vous préoccupe, un problème "psychologique".
Ah, je vois que vous êtes en bonne voie, je vous
rencontre dans le couloir, je vous vois de moins en moins dans votre lit.
Bravo, il y a à peine 6 jours que vous êtes opéré(e)!
Et avez-vous déjà noté les médicaments que
vous venez de prendre ? Comment ? Les infirmières, n'ont elles
pas encore commencé l'instruction? |
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L'INFORMATION
Dès que votre état le permettra, une infirmière
vous remettra un "cahier de travail", une réserve
de médicaments, un tensiomètre. Alors votre information,
précèdant le retour à la maison pourra commencer
:
- vous apprendrez à connaître les différents médicaments
qui vous seront nécessaires : leur but, la dose, comment les prendre,
les effets secondaires, comment les noter... Il y aura les médicaments
contre le rejet : le Prograf (Tacrolimus ou FK506), le Sandimmun ou Néoral*
(cyclosporine), le Medrol* , l'Imuran*; et les médicaments qui
vous protègeront contre les infections : le Zovirax* et le Bactrim*.
- vous apprendrez à contrôler correctement votre température,
vos pulsations, votre tension, pourquoi il est nécessaire que vous
le fassiez et comment noter les résultats.
- une série de conseils complètera l'information : le régime,
l'hygiène, le sport et les loisirs...
Le long du séjour, la coordinatrice viendra vous trouver; et s'informera
des progrès que vous faites. Puis, elle évaluera avec vous
à l'aide d'un questionnaire
votre capacité à vous prendre en charge à la maison.
Que vois-je ? Les valises sont prêtes ? Le grand jour est arrivé
? Nerveusement, vous vous êtes préparé(e)... |
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LE DEPART
Dès que possible, vous pourrez retourner à
la maison. C'est toujours un jour de grande joie, avec parfois, aussi
un peu d'anxiété : est-ce que tout se passera bien ?
Avant de partir, une dernière entrevue, avez-vous suffisamment
de médicaments, de prescriptions, un rendez-vous en consultation
?
Encore des questions ?
Vous voilà parti(e). Vous quittez l'hôpital.
A partir de maintenant , si tout va bien, l'équipe de transplantation
vous reverra en consultation. Au début, deux fois par semaine puis
une fois par semaine. Il est indispensable que votre état de santé
soit encore suivi attentivement : on vous fera une prise de sang (surveillance
de la fonction hépatique et rénale et le dosage du Prograf
ou Sandimmun Néoral dans le sang), vous passerez une visite chez
le médecin.
Parfois, une réhospitalisation sera nécessaire pour régler
tel ou tel problème.
Cette consultation vous donne l'occasion de poser des questions, de signaler
tel ou tel souci que vous avez..., prenez la liberté de les communiquer,
l'équipe vous écoutera et pourra vous aider.
Me voilà à la fin de mon récit.
Comme je l'ai bien dit au début, je ne suis qu'un petit livret
qui donne les premières informations en grandes lignes. Je suis
conscient que j'ai suscité probablement beaucoup de questions !
Une information plus détaillée pourra vous être donnée,
selon votre besoin et à votre demande, par chaque membre de l'équipe
: le médecin, la coordinatrice, l'infirmière, l'assistante
sociale, la psychologue, la dietéticienne.
Je termine en vous donnant quelques informations utiles.. |
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EQUIPE DE TRANSPLANTATION HEPATIQUE
ADULTE
Médecin responsable : Professeur
Jan Lerut.
Collaborateurs :
- Chirurgiens : Dr. Olga Ciccarelli, Dr. Giuseppe Orlando,
- Coordinatrices cliniques : Mmes Francine Roggen et Chantal Dereyck,
- Psychologue: Mme.Geneviève Cool, Dr. Alain Luts,
- Dietéticienne: Mme. Brigitte Bertrand,
- Assistante sociale : Mme. Stefania Marsella,
- Hospitalisation : U53 - infirmière chef : Mme.Gaëtane de
Thier,
-
assistante infirmière administrative : Mme. Françoise Poskin.
Chirurgiens de Transplantation :
Prof. Jean de Ville de Goyet, Prof. Jan Lerut, Prof. R. Reding, Dr.O.
Ciccarelli.
Equipe d'Anesthésiologie :
Prof. M.A. Carlier, Prof. M. De Kock,
Prof. L. Van Obbergh, Prof. F. Veyckemans,
Prof. Fr. Singelijn, Prof. Le Paulin de Warnoux, Prof. M. Van Boven,
Dr. S. Aunac, Dr. P Lavand’homme.
Service d'Hépato-Gastro-Entérologie
:
Prof. Y.Horsmans, Prof. A. Geubel, Dr. Peter Starkel.
Service de Neuro-Psychiatrie :
Prof. A. Luts.
Equipe des Soins Intensifs :
Prof. M. Reynaert, Prof. P.F. Laterre, Dr. X. Wittebolle,
Infirmiers chefs : Mr. Joseph Tirone, Mr. D. Julien.
Radiologie interventionnelle : Dr. P.
Goffette
Secrétariat :
Tél : 02/764.14.01, 02/764.14.12.
Fax : 02/764.90.39.
Hépatotransplant Bruxelles :
association et groupe d'entraide pour personnes transplantées et
leur famille :
Mr. Daniel Brasseur : Tél : 081/44.04.14.
Mme.R.Stassen-Offergelt Tel: 087/68.63.71.
Secrétariat : Mme Chantal Goffinet : Tél
: 063/58.23.54.
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LEXIQUE
- Aminopyrine : test permettant d'apprécier
la fonction de votre foie. Le produit marqué par une très
petite quantité de produit radioactif est injecté par la
veine afin d'être transformé par le foie en gaz carbonique.
Le gaz carbonique que vous expirez est ensuite capté par la solution
du flacon que l'on vous a remis en début d'examen.
- Artériographie : visualisation
des artères et des veines de vos organes. En début d'examen,
on injecte dans les vaisseaux un produit de contraste. C'est un examen
très courant, parfois inconfortable au moment de l'injection.
- Ascite : accumulation de liquide dans
votre cavité péritonéale.
- Biopsie hépatique : prélèvement
d'un petit fragment de foie à l'aide d'une aiguille, sous anesthésie
locale.
- Cathéter : terme général
utilisé pour décrire les différents tuyaux qui sont
mis en place dans l'organisme.
On
distingue ceux qui servent :
- à l'apport d'aliments, de
médicaments et de liquides :
- cathéters veineux : introduits sous anesthésie générale
ou locale dans les veines du cou ou des bras. Ils servent à vous
nourrir tant que l'activité de votre intestin reste insuffisante.
-
cathéters artériesl : introduits dans une artère
du poignet, ils servent à suivre votre tension artérielle
et permettent de prélever facilement des échantillons de
sang sans devoir vous piquer.
- à l'évacuation de sécrétions
:
- sonde gastrique : tuyau fin et souple passant par le nez et introduit
jusque dans l'estomac. Il sert à évacuer les sécrétions
gastriques tant que l'activité motrice de vos intestins reste faible.
Il vous évite de vomir et nous permet occasionnellement de vous
administrer certains médicaments.
-
sonde urinaire : fin tuyau introduit dans votre méat urinaire pendant
l'anesthésie. Il draine votre vessie en permanence
et nous permet de suivre avec précision votre débit urinaire
et la fonction de vos reins.
- Cholangiographie percutanée: avec une longue
aiguille le radiologue ponctionne, à travers la peau, une des voies
biliaires intra-hépatique. Il injecte alors un produit de contraste
et l'image des voies biliaires se dessine. L'examen se fait de routine
pour contrôler la situation des voies biliaires, pour détecter
des problèmes éventuels.
- Drains abdominaux : tuyaux en plastique
souple drainant la région opérée et extériorisés
au niveau du flanc lors de l'intervention. Ils servent à évacuer
les sécrétions intra-abdominales pendant les premiers jours
qui suivent l'opération.
Tous ces cathéters et tuyaux seront retirés dès que
possible. Leur retrait ne cause que très peu d'inconfort.
- Drain biliaire : fin tuyau orange
ou jaune introduit dans votre voie biliaire lors de l'intervention. Il
sert à drainer la bile dans un sac collecteur.
- Echotomographie : examen absolument
indolore utilisant les ultra-sons. Il permet de visualiser votre foie
et d'apprécier l'état de vos vaisseaux.
- Electrocardiogramme (ECG) : courbe
obtenue avec l'électrocardiographe. Il s'agit d'un examen indolore
qui donne une bonne image de la fonction de votre coeur. Aux soins intensifs,
on vous applique des électrodes sur la peau afin de suivre constamment
votre rythme cardiaque.
- Electromyographie (EMG) : courbe obtenue
par l'enregistrement graphique des courants électriques dégagés
par les contractions musculaires.
- Gastroscopie : examen direct de la
cavité gastrique à l'aide d'un tuyau introduit dans la bouche.
- Greffon : organe transplanté.
- Immunosuppression : réduction
ou abolition des réactions immunologiques d'un organisme contre
un antigène; en transplantation, médicaments utilisés
pour prévenir ou combattre un rejet.
- Rejet : réaction mise en oeuvre
par l'organisme pour détruire un organe ou un tissu étranger
après qu'il ait été identifié par le système
de surveillance immunologique. Le rejet peut se manifester par des phénomènes
généraux communs à toutes les greffes (par exemple
de la fièvre) et par des phénomènes loco-régionaux
qui dépendent de l'organe greffé. Il entraîne également
une altération de la fonction de l'organe greffé qui est
détectée par des examens divers (dosages sanguins, investigations
isotopiques, échotomographie...).
Le risque de rejet est le plus grand pendant les premiers mois après
la greffe; il s'atténue ensuite mais persiste cependant la vie
durant. C'est la raison pour laquelle les médicaments qui assurent
l'immunosuppression ne peuvent jamais être arrêtés.
Les risques de rejet sont maîtrisés par une adaptation du
traitement immunosuppresseur.
- Scanner : procédé radiologique
indolore permettant l'étude en coupe des différents tissus
du corps humain.
- Scintigraphie : procédé
permettant de repérer dans l'organisme un isotope radioactif qui
y a été introduit pour étudier un phénomène
physiologique ou pathologique et suivre son cheminement.
- Tension artérielle : degré
de pression du sang dans vos artères. Cette pression peut être
enregistrée par un tensiomètre. Les valeurs les plus hautes
(maxima ou bruits nets) correspondent à la contraction de votre
coeur (systole) et les valeurs les plus basses sont enregistrées
lors du relâchement de votre coeur (diastole) (minima ou disparition
du bruit sourd). Les valeurs représentent des mm de mercure.
- Tube endotrachéal : tuyau introduit
par la bouche chez l'adulte jusque dans la trachée (conduit menant
aux poumons). Ce tuyau vous assure une ventilation (respiration ) optimale. |
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INFORMATIONS UTILES :
Francine Roggen,
Coordinatrice clinique de transplantation.
Tel: 02.764.53.09.
Fax: 02.764.90.39.
Email : roggen@chir.ucl.ac.be
Veuillez me contacter : lundi , mardi, mercredi, jeudi et vendredi entre
11h00 et 15h00. En-dehors de ces heures, vous pourrez laisser un message
sur le répondeur.
En cas d’absence, cherchez à joindre Chantal Dereyck ou le
Prof. Jan Lerut.
Chantal Dereyck,
Coordinatrice clinique de transplantation.
Tel: 02.764.53.14.
Fax: 02.764.90.39.
Email : chantal.dereyck@clin.ucl.ac.be
Veuillez me contacter : lundi , mardi, mercredi, jeudi et vendredi entre
14h00 et 17h00. En-dehors de ces heures, vous pourrez laisser un message
sur le répondeur.
En cas d’absence, cherchez à joindre Francine Roggen ou le
Prof. Jan Lerut.
Jan Lerut,
Chirurgien responsable.
Tel : 02.764.53.06.
Fax : 02.764.90.39.
Email : lerut@chir.ucl.ac.be
Veuillez me contacter : tous les jours entre 15h30 et 17h00.
En cas d’absence, cherchez à joindre une coordinatrice.
Adresse :
Espace EUROLIVER - 5e étage (salle 054720),
Starzl Room - Bureau des Médecins,
Cliniques Universitaires Saint-Luc,
Av. Hippocrate 10
1200 Bruxelles
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